Les SRS s’autofinancent : une nouvelle étude estime les avantages économiques pour la ville

La nouvelle étude scientifique montre comment les villes qui investissent dans les services de vélos partagés obtiennent des bénéfices économiques allant jusqu’à 1,72 € pour chaque € investi dans ce service. Cela signifie que la collectivité et donc le budget public obtiennent un gain de 0,72 cents en termes d’avantages économiques et de santé.

Le rapport analyse les performances économiques de 13 systèmes de vélos en libre-service classiques (non-free flow), chacun pour une ville européenne différente : Londres, Berlin, Madrid, Paris, Hambourg, Vienne, Vienne, Barcelone, Milan, Copenhague, Cologne, Turin, Bilbao et Saint-Sébastien. La présence de deux entreprises italiennes dans lesquelles il existe des services de vélo en libre-service gérés par deux opérateurs différents est remarquable.

Les analyses réalisées dans le passé ont pris en compte l’impact économique exclusif des services de vélos partagés, jetant ces systèmes dans les limbes de la durabilité économique.
L’étude a enregistré des bénéfices monétaires compris entre 0,79 et 1,14 euro pour chaque euro investi, un rapport coût/bénéfice qui n’a pas toujours garanti un retour économique pour les caisses municipales.

La nouvelle étude combine un impact économique direct et des résultats positifs sur la santé, démontrant ainsi que les programmes de vélo en libre-service génèrent des bénéfices pour la communauté.
L’étude, menée par Joan Enric Ricart et Miquel Rodríguez Planas, estime que les bénéfices économiques et sanitaires vont d’un minimum de 1,37 € à un maximum de 1,72 € pour chaque € dépensé.

Ces chiffres sont le résultat d’évaluations réalisées sur l’impact économique généré par la création d’emplois, les retombées induites sur les entreprises locales, les bénéfices pour la santé générés par l’activité physique et la réduction de la circulation automobile.

L’étude ne tient pas compte des nouveaux systèmes de libre circulation des vélos en libre-service qui se sont répandus dans nos villes ces dernières années, mais souligne les avantages et les inconvénients de ces innovations.

En conclusion, grâce aux nouvelles recherches menées par l’IESE Business School, on peut enfin affirmer que les systèmes de vélos stationnaires en libre-service performants sont en mesure de se rembourser, voire de générer un excédent pour le budget municipal.